« Les hommes au bistrot, les femmes au lavoir ». Les conversations que l’on pouvait entendre dans ces deux lieux si différents étaient pourtant similaires. En effet, rien de mieux qu’une réunion entres amies autour du lavoir, le savon à la main, pour régler ses comptes. On y échangeait toutes les dernières nouvelles du village, voire de la région.
Ainsi, le lavoir, ou fontaine, est un lieu éminemment social dans chaque village.
Les femmes équipées de leur battoir, caisse à laver et lessiveuse, allaient laver sans relâche durant des heures. Les constructions en pierre et les toits des lavoirs les protégeaient des intempéries.
Les premiers lavoirs ont vu le jour au moyen âge, puis se sont développés au début du 18ème siècle. D’autres ont été construits jusqu’au cours du 19ème.
Il s’agit de bâtiments collectifs où l’on lavait le linge. A cette époque, un besoin d’hygiène croissant se faisait sentir et l’Etat encourageait ou construisait des lavoirs, en particulier après l’épidémie de choléra de 1849.
En général, chaque village en compte un, voire deux, ou plus. Ils sont publics ou parfois privés dans l’enceinte même du château et faisaient l’objet d’un péage.
Le lavoir a besoin d’eau. Il est donc construit près de la source d’une rivière, souvent en partie basse d’un village, et assez proche pour éviter de grands déplacements aux lavandières chargées des panières de linge mouillé.
Les communes prenaient conseil auprès d’un architecte, certains lavoirs étant d’ailleurs de vrais chefs-d’œuvre.
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