CIRCUIT "LES EGLISES ROMANES DU TARDENOIS"

Le Tardenois fait parti de ces très vieux pays déjà connus à l’époque gallo-romaine. Il s’étend entre la Vesle au Nord et la Marne au Sud. Il se termine à l’Est avec le plateau forestier de la Montagne de Reims et à l’Ouest aux limites de l’Orxois, du Valois et du Soissonnais.

Si les églises romanes constituent la principale caractéristique de cette petite région, la pays recèle bien d’autres trésors, des sites, des paysages, des hommes qui aujourd’hui encore le font vivre et que nous vous laissons le plaisir de découvrir. Bien que les origines de certaines paroisses soient très anciennes, les constructions religieuses qui subsistent ne sont pas antérieures au XIème siècle.

La plupart des églises romanes du circuit ont été agrandies, modifiées, ou refaites en partie à une époque postérieure, soit au XIIème siècle, soit aux XVème et XVIème, soit après les Guerres Mondiales, ce qui différencie les églises.

Le schéma type de ces monuments se définit par un clocher autour duquel s’articulent une nef (où se rassemble la communauté) et le sanctuaire (où est placé l’autel et où se tient le clergé).

FISMES, l’une des plus grandes villes du tardenois, est une ancienne châtellenie des Comtes de Champagne. Les rois de France en chemin pour le sacre de Reims avaient pour habitude d’y faire étape. Son église, dédiée à Sainte-Macre, fut bâtie au XIème siècle et détruite à cinq reprises, tant la région fut exposée aux ravages des invasions.




La particularité de l’église de SAINT-GILLES est son clocher octogonal, à l’entrée du sanctuaire. Le vieux village est bâti en amphithéâtre sur le promontoire qui domine le confluent de l’Ardre et de l’Orion.



L’église à Courville, considérée comme la perle de la vallée, tranche avec les autres édifices par sa silhouette à deux tours, l’une en façade, l’autre à la croisée.

De COURVILLE à CRUGNY, la route domine la vallée où la rivière serpente à travers les prairies. Vous remarquerez sur le rebord du plateau des carrières d’où sont extraits des moellons de pierre calcaire utilisés pour la construction.
CRUGNY, l’église offre un exemple des multiples modifications : sa nef est une des plus anciennes de la région (vers 1040), alors que le transept et le chœur datent de l’époque gothique.



L’église de SERZY et PRIN a été complètement remaniée au XVème siècle (nombreuses adjonctions).



Savigny-sur-Ardres, le portail du XVIème siècle est particulièrement remarquable.

De SAVIGNY, on gagne par une longue côte le plateau qui sépare l’Ardre de la Vesle. Au bord de la route se trouve la ferme de Montazin, ancien domaine rural exploité au Moyen-Age par les moines de l’Abbaye d’Igny.
La descente de BRANSCOURT offre un magnifique panorama sur la vallée de la Vesle et le pays rémois.
De COURCELLES-SAPICOURT, on rejoint ROSNAY par un parcours sinueux et accidenté. Sa remarquable église a une nef qui a toutes les caractéristiques d’un vaisseau roman de la région. Le transept et le chœur ont été construits au début du XIIIème siècle dans un style gothique très pur.


De TRESLON à FAVEROLLES ET COEMY, la campagne s’anime de bouquets de peupliers, marais, champs, vignes, bois. Après avoir traversé l’Ardre, on rejoint TRAMERY.


POILLY, vous remarquerez les typiques arcs romans en plein cintre. Ici, ils bordent la travée sous le clocher et portent, sur des colonnes, des petits motifs entrecroisés, des palmettes, des petites arcatures ornées de motifs étoilés.

Après SARCY, voici CHAMBRECY. La masse trapue de son église et de sa grosse tour carrée donne une impression de grande sérénité. Entre CHAMBRECY et CHAUMUZY, les cimetières militaires rappellent les combats de 1918.

CHAUMUZY, l’église, détruite pendant la première guerre mondiale, a été entièrement reconstruite. La légende rapporte qu’ici Saint Rémi aurait étanché sa soif en augmentant miraculeusement le débit d’une source trop faible. Elle existe toujours aux côtés d’un bas-relief du XIIème siècle.

L’itinéraire vous invite à poursuivre la route de la vallée pour rejoindre MARFAUX et POURCY, siège du PARC NATUREL REGIONAL DE LA MONTAGNE DE REIMS avec son centre d’information sur l’ensemble du territoire du Parc.
L’église de MARFAUX présente un intérêt particulier dans ses superbes chapiteaux à plusieurs rangs de feuilles d’acanthe.
Particulièrement étroite et basse, l’église de POURCY est surmontée d’une tour tronquée.

De POURCY, on rejoint par la même route CHAUMUZY , puis la NEUVILLE-AUX-LARRIS.

A peine sorti de ce village, la vallée du ru de Belval se découvre et se rétrécit au loin entre deux promontoires dont l’un, celui de CHATILLON, porte la statue d’Urbain II.
CUCHERY, l’église permet d’observer le remarquable travail de ces « maçons de villages » de l’époque : tour avec baies plein cintre au premier étage et baies plus élancées sous un arc unique dans les frontons.
Vous rejoindrez JONQUERY en faisant un détour par BASLIEUX-SOUS-CHATILLON et CUISLES.
Le site de l’église de JONQUERY est particulièrement attrayant au fond d’un vallon et en bordure d’un ru (ru qui, vers 1860, faisait encore tourner « six moulins faisant de la farine »). Le chœur rectangulaire de l’église est gothique, comme le clocher, mais reste d’allure romane.

VILLE EN TARDENOIS, l’église garde un aspect roman très pur.

L’église de ROMIGNY est une des seules de la région qui ait conservé un portail roman, cantonné de deux colonnes avec des chapiteaux à feuilles lisses, et surmonté d’une architrave en plein cintre.
LHERY et LAGERY : ces églises doivent dater du début de l’époque gothique (fin du XIIème siècle) avec des arcades brisées soutenues par des piliers cruciformes. Elles montrent la transition de l’art roman à l’art gothique.

LAGERY possède de célèbres halles du XVIIème siècle et les restes d’un château du Moyen-Age.
Le charmant clocher confère à l’église d’AOUGNY une silhouette plaisante, au dessus des toits du village. A quelques kilomètres, la ferme Forzy, ancien château avec enceinte rectangulaire, est entourée d’eau.
Cachée dans une profonde forêt , l’Abbaye d’Igny fut fondée en 1126 par Saint-Bernard. Détruite durant la première guerre mondiale, elle fut remplacée par un monastère occupé par des religieuses trappistes.
ARCIS LE PONSART : l’édifice roman a été remanié au début du XIIIème siècle au niveau de la nef; des voûtes ogivales retombent sur des colonnes contrebutées par les murs de la nef romane. Tout à côté de l’église se dressait un château féodal, dont il ne reste qu’une tourelle et quelques pans de murs.
Nous regagnons FISMES par COURVILLE, au terme de cette enrichissante et étonnante découverte des églises du tardenois.

Office de Tourisme de Fismes - 28, rue René Letilly - 51170 - FISMES - Tél : +33 (0)3 26 48 81 28 - E-mail : office.fismes@wanadoo.fr