chemin des dames

Le Chemin des Dames :

Il se situe entre Laon et Soissons, à 20 kilomètres au nord de Fismes.

La bataille du Chemin des Dames ou deuxième bataille de l’Aisne ou offensive Nivelle commence le 16 avril 1917 par la tentative française sous les ordres du Général Nivelle.

Ce site a déjà été un lieu de combats qui vit une victoire de Napoléon 1er contre les armées russes et prussiennes, lors de la bataille de Craonne du 7 mars 1814.

  • Le moulin de Laffaux :
    Monument commémoratif rendant hommage au courage des soldats.
  • Le fort de la Malmaison :
    Ce fort fut construit en 1877.

Il avait une position stratégique. Sa mission était d’arrêter l’ennemi et de protéger la route Paris-Maubeuge entre Soissons et Laon.

Lors de l’offensive allemande de 1914, le fort n’est pas armé, ni même défendu. C’est pourquoi, il sera occupé par l’ennemi et servira de position fortifiée pour bloquer la contre-offensive française. Il sera occupé pendant 3ans.

  • Le mémorial de Cerny-en-laonnois :
    Le village a été reconstruit au carrefour de la route Laon-Fismes et du Chemin des Dames.

Face à la nécropole française se trouve une petite chapelle construite en 1950 par l’union nationale des combattants.

Ce monument rend hommage aux morts du Chemin des Dames pendant la grande guerre.

  • Le cimetière militaire franco-allemand de Cerny-en-laonnois :
    3 nationalités sont présentes dans ce cimetière : française, allemande, russe ; avec  5 150 corps de soldats français, 54 tombes russes et 4 346 tombes allemandes.

Cette nécropole s’étend sur 13 515 m².

Le complexe funéraire et la chapelle constituent un ensemble appelé le mémorial du Chemin des Dames.

Le monument aux tirailleurs sénégalais :
Il s’agit d’un hommage rendu aux tirailleurs sénégalais.

Cela comprend 9 sculptures élancées éparpillées sur le plateau à proximité de la route, près de la Caverne du Dragon.

Celles-ci rappellent  des sentinelles qui garderaient les premières lignes françaises.

Les sculptures sont faites avec du bois calciné. Les silhouettes et les visages sont suggérés et ne peuvent donc être identifiés. Ce sont en fait 9 figures universelles du tirailleur.

  • Le monument des basques :
    Ce monument, érigé en 1928, rend hommage aux régiments de la 36eme division d’infanterie.

La statue représente un paysan du sud-ouest en costume traditionnel et coiffé d’un béret basque, tournant le dos à l’ancien champ de bataille et regardant vers le pays natal pour l’éternité.

  • Le plateau de Californie :
    Ce plateau, situé au cœur du Chemin des Dames est, comme Verdun, un lieu emblématique de la première guerre mondiale.

Le nom « plateau de Californie » vient d’une « maison de plaisir » anciennement installée sur le plateau et qui s’inspirait des saloons américains nommée « la Californie ».

Ce plateau qui fut une forteresse naturelle au cœur du dispositif défensif allemand, restera un objectif stratégique jusqu’en 1918 et est traversé par des tunnels débouchant sur des cavernes fortifiées (Caverne du Dragon).

Le plateau de Californie et le Chemin des Dames ont longtemps été associés à l’échec de l’offensive Nivelle et aux mutineries de Craonne qui ont suivi.

Ce plateau fut classé en zone rouge après la guerre et les cultures y étaient interdites. Aujourd’hui on reboise encore le plateau et il s’agit d’une forêt domaniale exploitée par l’ONF (Office Nationale des Forêts). (Vauclair).

  • Le monument du plateau de    Californie :
    Ce monument édifié en 1998 à la mémoire des combattants de toutes les guerres est constitué de têtes identiques emprisonnées dans un fil de fer barbelé.

On peut lire une inscription : « Ils n’ont pas choisi leur sépulture ».

  • L’arboretum du vieux Craonne :
    Il s’agit d’un arboretum comptant 57 espèces érigé à l’emplacement de l’ancien village de Craonne qui fut entièrement détruit durant la première guerre mondiale.

Cet arboretum, géré par l’ONF est à la fois un lieu de mémoire et un lieu de découverte d’une flore remarquable.

  • La Royère :
    Ce site est composé d’une tranchée bétonnée symbolisant celles des poilus.

5 grands panneaux d’informations destinés aux touristes sont présents sur le site ainsi qu’un monticule de terre avec, à son sommet, 3 tables d’orientation offrant un magnifique panorama sur la vallée de l’Ailette, Pargny-Filain et le bois de la Bove.

  • Les cimetières du Chemin des Dames :
    On compte aujourd’hui dans le secteur du chemin des Dames 14 cimetières français, 5 britanniques, 9 allemands, 1 italien et 1 danois.

(informations : communauté de communes : 03-23-22-69-72 / c.c.chemin.des.dames@wanadoo.fr)

  • Musée de la Caverne du Dragon :
    Il s’agit d’un lieu où cohabitèrent soldats allemands et français durant la première guerre mondiale.

Ancienne carrière de pierre, ce lieu fut rebaptisé « Caverne du Dragon » par les allemands et suggère de nombreuses explications quant à son nom. En effet il s’agirait des bouches d’aération des cuisines qui en laissant de la vapeur s’échapper rappelleraient le dragon qui crache des flammes ou encore la présence d’armes aux 7 entrées prêtes à cracher le feu et bien sûr la mythologie allemande avec Siegfried et le dragon.
copyright: Caverne du Dragon

(informations : musée : 03-23-25-14-18 / caverne@cg02.fr / www.caverne-du-dragon.com)

Berry au Bac :

C’est en 1917 à Berry au Bac que furent employés des chars d’assaut pour la première fois dans l’histoire militaire.

12 chars furent amenés sur place pour la grande offensive du Chemin des Dames le 16 avril 1917. Leur utilisation fut peu profitable sur le moment puisqu’ils furent détruits aux 3/4 sans avoir joué un rôle dans la bataille.

Les terrains autour de la côte 108, avec leurs vestiges de la grande guerre, dont des tranchées sont inscrits aux monuments historiques depuis 1937.

(informations : mairie : 03-23-79-95-22)

Le monument national des chars d’assaut :
Il s’agit d’un mémorial rendant hommage à tous les équipages de chars d’assaut tombés au cours de la grande guerre.

  • La côte 108 :
    Ce fut un lieu stratégique d’observation de l’Aisne, des canaux et de la route nationale 44. Cette côte domine le village de Berry au Bac.

De septembre 1914 jusqu’en 1917, ce territoire fut disputé et traversé par la ligne de front. Des galeries furent creusées et français et allemands se livrèrent une guerre à coup d’explosions de mines.

La butte de Chalmont :

  • Les fantômes de Paul Landowski :
    Les fantômes de P. Landowski se dressent sur la butte de Chalmont, à l’endroit où une première victoire renversa le cours de la seconde bataille de la Marne.

Il s’agit de 8 personnages de 8 mètres de haut. Parmi ces personnages, 8 soldats dont un soldat nu qui symbolise le soldat mort, incarnent chacun un corps d’armée : une jeune recrue, un sapeur, un mitrailleur, un grenadier, un colonial, un fantassin et un aviateur.

Ce monument fut commencé en 1919 et inauguré en 1935.

(informations : marie Oulchy-le-château : 03-23-55-21-35)

Mont-Notre-Dame :

  • La collégiale et la visite du Kaiser
    Pendant la guerre de 1914, le village a parfois été occupé par l’armée allemande, de nombreuses photos en témoignent, dont celles du Kaiser, Guillaume II, qui se rend notamment à la collégiale avec l’abbé Boileau, le 17 juin 1918 et déclare que si cette église était chez lui, il la ferait restaurer. Elle sera dynamitée le 3 août 1918 !

Mont-Notre-Dame Kaiser

  • L’HOE
    Il y avait un hôpital militaire important l’HOE 32.

Oeuilly :

  • Le cimetière militaire français :
    Cette nécropole s’étend sur 6613 m² et abrite 1159 soldats français.

Elle se situe en direction de Bourg et Comin sur la D 892.

Elle fut aménagée pendant la guerre en 1917 et a subi des travaux d’aménagement de 1922 à 1925.

Soupir :

  • Le cimetière militaire français :
    Ce site s’étend sur 27 773 m² et a été aménagé successivement en 1920, 1924, et de 1934 à 1936.

Il abrite environ  10 637 corps.

Le village de Soupir est situé à 20 km de Laon et de Soissons.

Du fait de cette situation de carrefour, dès septembre 1914, cette zone connue de violents affrontements.

  • Le cimetière militaire allemand :
    Ce lieu abrite  les corps de 11 089 combattants allemands.

Dans les années 1930, le Volksbund (association humanitaire créée en 1919) entreprend des travaux qui seront repris ensuite par les autorités allemandes, qui celles-ci, feront remplacer les croix de bois par des croix de pierre en 1972.

  • Le cimetière militaire italien :
    Ce lieu de mémoire se situe à 19 kilomètres après la sortie de Soupir, en direction de Chavonne.

Ce lieu regroupe 592 corps de soldats italiens tombés lors de la grande guerre.

(Informations : direction interdépartementale (Lille) :

03-20-62-12-39 / Courriel : diracmetz@wanadoo.fr)

Seringes et Nesles :

  • Le cimetière américain :
    Ce cimetière d’environ 15 hectares est l’un des 6 cimetières américains établis en permanence sur le sol français après la première guerre mondiale.

Les combats de cette région firent partie de la grande offensive franco-américaine lancée le 18 juillet 1918.

Ce site contient les tombes de 6 012 soldats américains tués au combat ainsi qu’un monument.

(informations : accueil cimetière : 03-23-82-21-81 / www.abmc.fr)

A voir à proximité : La ferme de Mercy. De nombreuses plaques sont présentes pour rendre hommage aux soldats américains qui ont combattu sur ce lieu.

Vendresse-Beaulne :

  • Cimetière militaire britannique

datant de 1920. Le terrain de ce cimetière a été concédé gratuitement par la France comme lieu de sépulture perpétuelle des héros des armées alliées tombés pendant la grande guerre de 1914-1918.

Villesavoye :

Dans le petit village de Villesavoye (à 5 kilomètres au sud-ouest de Fismes) se trouve une plaque commémorative  en l’honneur du Lieutenant Edward Fareman Graham tombé le 21 août 1918.